Gaz à effet de serre, nous n’en sommes qu’au début…

L’environnement et sa protection sont au cœur de la stratégie de l’Europe, avec notamment une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % pour 2020. Cet objectif

se traduit par une économie de 368 millions de tonnes d’équivalent pétrole (Mtep) d’énergie primaire (différence entre la consommation intérieure brute et les utilisations non énergétiques) d’ici à 2020 par rapport à une consommation prévue de 1 842 Mtep pour 2020. Le Conseil européen de juin 2010 a réaffirmé cet objectif (17.6.2010, n° EUCO 13/10).

Mais malgré les efforts, et les moyens investis, l’objectif ne serait atteint que pour moitié, c’est pourquoi un nouveau plan a été proposé en juin dernier, il affectera les activités des entreprises c’est pourquoi il était utile de faire un point sur ces nouveaux objectifs.

Le secteur du bâtiment est bien évidemment en première ligne, car la consommation énergique du cadre bâtit pèse lourd dans les émissions. Le chauffage représente 68 % de la consommation énergétique d’une maison, viennent ensuite la production d’eau chaude (14%), l’éclairage et les appareils électriques (14%).

L’industrie vient ensuite dans ce plan, avec le renforcement des échanges de quotas d’émissions carbones.  Les grandes entreprises auront l’obligation de mettre en place des audits énergétiques, et quant aux PME, elles devront communiquer plus d’information quant à leurs consommations et actions en matière de réduction de la consommation.

Le transport n’est pas oublié, il  représente 32 % de la consommation finale d’énergie « C’est le secteur qui connaît l’augmentation la plus rapide de la consommation d’énergie et qui dépend le plus des combustibles fossiles. Le prochain Livre blanc sur les transports définira une stratégie pour améliorer l’efficacité du secteur des transports, qui prévoira l’introduction de systèmes avancés de gestion du trafic dans tous les modes de transport, des investissements d’infrastructure et la création d’un espace européen unique des transports pour encourager le transport multimodal, une tarification intelligente, des normes en matière d’efficacité pour tous les véhicules utilisés dans tous les modes de transport et d’autres mesures encore pour promouvoir l’innovation en matière de véhicules ». Rien de concret pour le moment, mais des changements seront inévitables dans l’avenir.

La sensibilisation des consommateurs aux économies est à l’ordre du jour, il est surprenant d’apprendre que seulement 47 % des consommateurs sont actuellement conscients de la quantité d’énergie qu’ils consomment. Un plus large accés à la connaissance des labels notamment sera mis en œuvre pour encourager les achats plus durables.

L’ensemble du document est passionnant à découvrir : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2011:0109:FIN:FR:PDF

Il s’inscrit dans une stratégie à plus long terme « Milestones to 2050 », qui vise à réduire de 80 à 95 % l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre en Europe. Autant dire que les efforts et les changements ne manqueront pas dans les années à venir ! ce plan est disponible en libre consultation : http://ec.europa.eu/clima/documentation/roadmap/docs/com_2011_112_fr.pdf

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Traitement des Déchets Electroniques, où en est on?

Nous connaissons tous l’acronyme DEEE,  Déchet d’Equipement Electrique et Electronique. La DEEE a été crée par l’Union Européenne en 1997 en interdisant l’exportation des déchets dangereux, et en créant dés lors des filières dans chaque pays pour pouvoir recycler et trier les matériels concernés. C’est sous l’action du BAN (Basel Action Network http://www.ban.org/ ) que tout à commencé  à la fin des années 80. Si l’Europe a immédiatement acté cette interdiction, les Etats Unis ne l’ont pas fait, et c’est entre 50 et 100 containers qui arrivent à Hong Kong tous les jours. Seulement 11 à 14 % des DEEE américains sont confiés à des recycleurs. Les destinations sont les pays les plus pauvres qui trient en dehors de toute sécurité à la fois pour les hommes et pour l’environnement les métaux précieux, et brulent les plastiques.

Accra, Ghana, 2009
©2009 Basel Action Network (BAN)

En Europe, la situation est meilleure grâce à la réglementation rendant obligatoire la collecte. Il faut toutefois bien choisir sa filiére de recyclage. “Speaking at the 10th International Electronics Recycling Congress (IERC 2011), Rosalinde Van der Vlies of the European Environment Directorate General, said that around 52% of the e-scrap arisings in the EU is not accounted for and is probably exported. « Cost and opportunity combined are the drivers off illegal exports, » Van der Vlies said.”

52 % des déchets échapperaient donc encore à des filiéres saines de tri et de Recyclage. Le BAN mentionne également que ¾ des produits déclarés d’occasion et exportés vers les pays d’Afrique ou d’Asie, sont en fait inutilisables, donc voués à des filiéres sans contrôle de tri ultimes.

Une des solutions est bien la maitrise des remplacements des équipements DEEE dans les entreprises, pourquoi remplacer si souvent les ordinateurs, téléphones et autres serveurs ? le poids de l’évolution des softwares est considérable dans les décisions de changements, de même que la publicité qui a créée en quelques années des besoins considérables : téléphones tactiles, tablettes numériques sont d’autant de déchets potentiels difficiles à traiter dans les mois et les années à venir.

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Baromêtre des achats durables

Pour la 5eme année, HEC (Hautes Etudes Commerciales) de Paris a établit avec la SNCF une étude concernant la mise en œuvre des achats durables dans les grandes entreprises. (L’étude  : european-sustainable-procurement-benchmark-2011-hec-ecovadis).

L’évolution des réponses tend à montrer que les pratiques d’achats durables sont désormais inscrites dans l’histoire des achats, avec notamment la création de poste de responsables achats durables ou responsables dans de nombreuses entreprises. Ces responsables ont une action transverse d’aide pratique pour les acheteurs à acheter autrement, même s’il faut regretter que ces responsables n’aient pas d’action hiérarchique spécifique auprès des acheteurs et ne définissent pas, pour la plupart, les objectifs des services achats. Les objectifs des services achats restent toujours prioritairement concentrés sur la réduction des coûts, ce qui reste un obstacle important à la mise en place d’action à longs termes.

L’ensemble de l’étude est plutôt positif dans certains points comme l’augmentation des budgets alloués aux achats durables (+21 %), les moyens sont humains avec les créations de postes spécifiques, et également avec le recourt à des entreprises spécialisées dans les audits sociaux, ou proposant des outils mesurant les engagements des fournisseurs en matière environnementale ou sociale.

Il semble pourtant que les pratiques soient peu remises en question, au profit de questionnaires visant à pousser les fournisseurs à mieux faire. C’est pourtant bien les pratiques actuelles qui posent problème, notamment les mises en concurrence brutale entre des fournisseurs de pays différents dont les législations n’ont rien à voir entre elles, et donc les coûts sont incomparables. De même, les analyses de coût total d’investissement ou d’acquisition, ne sont peu voire pas utilisées. Les critères  de choix sont principalement le prix d’achats ainsi que les à coté comme les coûts de transports, d’emballage.

Transférer aux fournisseurs la responsabilité de mieux faire ne pourra conduire qu’à une vision somme toute réduite de la responsabilité que représente la politique d’achats dans son entreprise. A ce titre, un guide de l’achat local a été édité par l’International Finance Corporation http://www.engineersagainstpoverty.org/_db/_documents/IFC-EAP_Local_Procurement_Guide.pdf car c’est bien les petites et moyennes entreprises qui sont aujourd’hui le moteur de la création d’emploi dans le monde.

Les externalisations ont conduit les entreprises à étendre leurs achats dans tous les domaines, et comme l’a indiqué à plusieurs reprises le responsable des achats durables de la SNCF, le nom « service achats » évoluera à plus ou moins long terme vers la notion de « direction de ressources externes». Il a souligné l’importance de la remise de l’humain au cœur du système.

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Vers des achats de rentrée plus vertueux

Qu’ils soient pour la rentrée scolaire ou pour son entreprise, les achats de rentrée peuvent vite devenir un casse tête si on les souhaite plus vertueux : quels labels choisir ? Le recyclé est il bon ou non ? Doit-on tout accepter en matière de prix ? Voilà quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans ce billet.

Le papier, et ses labels ont été abordés dans le billet de mars dernier. Les labels FSC et PEFC concernent la traçabilité de la matière, garantissant une matière provenant d’une forêt bien gérée, tandis que les écolabels européens, Ange Bleu ou encore Cygne nordique concernent les processus de fabrication, garantissant ainsi une utilisation réduite de l’eau ou des additifs dont les agents azurants (donnant le blanc du papier).

Pour le reste des fournitures de bureau, quelques points de bon sens :

Éviter les produits jetables, comme les stylos par exemple. Un produit plus durable pourra être rechargé ou sa partie consommable remplacée. Il n’existe aujourd’hui aucune filière de recyclage des plastiques qui concerne spécifiquement les fournitures de bureau à l’exception du papier/carton, des cartouches et des produits électroniques. Les crayons seront FSC ou PEHC et sans vernis.

Privilégier des matières recyclées, comme le papier lorsque son usage se fait sous forme de cahier, ou blocs de papier.

Choisir :

(a)   des colles sans solvant, sans OGM et plutôt en tube que rigide, et choisir des dérouleurs d’adhésifs et des rouleaux d’adhésifs en polypropylène.

(b)  des marqueurs pour tableaux sans toluène ni xylène (label Nordic Swan)

(c)   des correcteurs secs sans signe de danger, et pouvant être rechargés.

(d)  des gommes naturelles sans PVC et sans couleur

Si vous n’avez pas de bacs de récupérations de piles ou de produits électroniques, la rentrée est le bon moment pour leur mise en place. Ecotrel (http://www.ecotrel.lu/) vous aidera à y voir plus clair sur vos obligations et les intérêts environnementaux  que cela représente. Les calculatrices, clés USB et de façon générale, tout produit fonctionnant à l’énergie électrique est concerné.

Où trouver tout ces produits ? L’ensemble des distributeurs de fournitures de bureau ont, de façon générale, des produits green à leur catalogue. Mais il ne faut pas hésiter à comparer les offres et les prix, car tous les distributeurs ne mettent pas la même énergie à vendre les produits les plus vertueux en matière d’environnement. Plus les demandes seront nombreuses et les acheteurs attentifs, et plus les offres seront raisonnables en terme de prix.

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Happy green holidays….

Même si l’été est désormais bien entamé sur notre continent avec un soleil qui nous inonde depuis plusieurs mois, les vacances d’été, les vraies, vont bientôt arriver pour la plupart d’entre nous. Et les solutions de vacances différentes ne manquent pas, qu’elles soient écologiques, solidaires, locales, de nombreuses voies s’offrent à nous pour partir autrement.

Un point tout d’abord sur les labels à suivre :

Pour des vacances locales, le label Ecolabel Luxembourgeois : « L’EcoLabel destiné aux établissements touristiques respectueux de l’environnement -  une initiative commune du Ministère du Tourisme et du Ministère du Développement durable et des Infrastructures.

Afin de promouvoir un tourisme durable au Luxembourg, le label écologique « EcoLabel pour les établissements de tourisme luxembourgeois » est attribué depuis 1999 à des hôtels, campings, gîtes ruraux et hébergements de groupe. Les établissements certifiés EcoLabel se distinguent par une gestion particulièrement respectueuse de l’environnement. Ils prennent des mesures multiples de prévention ou d’économie dans les domaines de l’énergie, de l’eau et des déchets, qui se traduisent par une réduction de la pollution environnementale.” Plus d’infos : http://mouvement.oeko.lu/ecolabel_Oeko.286-2.html

L’autre valeur sure, pour des vacances européenne est le label EMAS, trop rarement présent en France, mais bien présent en Italie. Ce label est très exigeant et permet donc de partir sans crainte environnementale….

Plus généralement, l’écolabel européen (la fleur) est également un bon choix, comme le décrit un blog dédié au tourisme vert (en France…) : http://www.voyageons-autrement.com/

« Les critères pris en compte (pour un organisme touristique écolabellisé):
- consommation d’énergie et d’eau limitées,
- production de déchets réduite,
- utilisation des ressources renouvelables et de substances moins nocives pour l’environnement,
- communication et éducation à l’environnement.


Une révision 2009 de l’éco-label plus stricte !
Les critères de certification ont évolué pour le nouveau label :
- 50% d’électricité renouvelable, contre 22% avant,
- 80% d’ampoules basse consommation, contre 60% avant,
- les chaudières devront avoir un rendement supérieure à 88%.”

Le tourisme « éthique » s’applique plus souvent au tourisme plus lointain, la recherche de vacances plus respectueuse des droits de l’homme, une ONG américaine « Ethical Traveler » est une bonne référence en la matiére, elle existe depuis 10ans. Elle décerne chaque année les top 10 des destinations éthiques, la liste 2011 est :

Argentina -Barbados-Chile -Costa Rica-Dominica-Latvia-Lithuania -Palau- Poland -Uruguay.

La liste a été faite sur des critéres clairs et forts bien décrits sur le lien suivant : http://www.ethicaltraveler.org/explore/the-worlds-best-ethical-destinations-2011/

Vous pouvez évidemment également compenser les émissions carbones de vos vols ou déplacements, My Climate propose un calculateur en ligne. Une tonne de carbone coutera moins de 30 €.

Bonnes vacances à tous,

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Green IT

Le concept a envahi l’espace, et le green IT est décidément très en pointe. Mais de quoi s’agit-il ? C’est simple et basé sur le fait que les organisations informatiques doivent avoir elles aussi une démarche environnementale… et économique, comme le résume vraiment bien Frederic Lohier, attaché adjoint STIC* à l’ambassade de France à Washington, qui a assisté GREEN IT Submit aux Etats unis le mois dernier : « L’argument figurait dans la plupart des présentations : la réduction de la consommation d’électricité permet avant tout de réaliser des économies financières et en second lieu de réduire l’impact environnemental de l’organisation. Chris Pine, vice-président de Forrester Research, le confirme en affirmant que le développement durable arrive très loin dans les priorités des entreprises : seulement 10% d’entre elles placent la responsabilité sociale et environnementale dans le top 5 des priorités pour le 12 prochains mois. »

Les raisons qui ont fondées l’approche de Green IT sont en grande partie l’augmentation des prix de l’énergie, et les consommations énergétiques des systèmes informatiques, mais également l’évolution de la législation notamment en Europe sur le recyclage des déchets électroniques, et la volonté d’éliminer les matériaux toxiques.

Les bénéfices associés à une approche de Green IT sont nombreux. L’efficacité des systèmes de refroidissement sera notamment remise en question, et les économies d’énergie seront mesurées. L’impact d’image sera positif pour les entreprises.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à visiter le blog très fourni : www.greenit.fr crée par Frederic Bordage qui est venu au forum IMS d’avril dernier.

* Science et la Technologie de l’Information et de la Communication

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les ecolabels, au fait, c’est quoi?

Un écolabel est une certification produit ou processus. Ces labels certifient les qualités environnementales et/ou sociales des produits ou des services. Il s’agit d’une démarche volontaire, multicritère, basée sur le cycle de vie du produit ou du service,  et certifiée par une partie tierce indépendante.

La présence d’un éco-label a de nombreuses significations, et un emballage peut en mentionner plusieurs, ajoutant parfois aux difficultés de compréhension… Il suffit de regarder les ramettes de papiers pour être perplexe devant tant de sigles parfois mystérieux.

Pourtant l’information n’a jamais été aussi facile à traquer sur internet. Ainsi, en recherchant les labels sur le site européen : http://ec.europa.eu/environment/ecolabel/useful_links/other_ecolabels_en.htm#101

Vous découvrirez la richesse et la diversité de tous les labels actuellement sur le marché. Tous les labels ne se valent évidemment pas, et d’ailleurs certains sont assez trompeurs. Dans le domaine des papiers par exemple, ECF (Elemental Chlorine Free) n’a rien d’un éco-label, mais est relié au procédé utilisé pour blanchir le papier. Il faut donc exercer son droit à la curiosité et chercher à mieux comprendre.

Un index fort bien renseigné décrit l’ensemble des écolabels officiels, il s’agit de Ecolabel index, dont j’indique la page luxembourgeoise sur le lien suivant : http://www.ecolabelindex.com/ecolabels/?st=country=lu

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Charte achats ou code de conduite

La charte a un fondement juridique profond, elle est souvent apparentée à un règlement devant être agréé. Les chartes peuvent préciser les engagements vis-à-vis des clients, ou les engagements attendus de la part des fournisseurs. Les chartes les plus répandues sont les chartes qualités d’une enseignes ou de sociétés visant à la fidélisation de la clientèle et souvent déclinées en objectifs de temps d’attente, d’accueil, de satisfaction etc… Au Grand Duché de Luxembourg, les « code of conduct » financiers sont très largement diffusés,  ils touchent à la déontologie dans le traitement de l’information et le respect des lois.

Les chartes d’achats classiques sont assez peu répandues dans les entreprises, mais lorsqu’elles le sont, elles sont souvent orientées vers la description et l’application les règles de déontologie : égalité de traitement des fournisseurs, conflits d’intérêts, confidentialité des informations, invitations et cadeaux fournisseurs…

Les chartes d’achats durables ou d’achats responsables se multiplient quant à elles. Dans les domaines publics ou privés elles sont souvent attachées, à préciser ou à reformuler les attentes déontologiques des sociétés vis-à-vis de leurs acheteurs, mais également vis-à-vis de leurs fournisseurs. Ces attentes envers les fournisseurs sont souvent décrites en termes de :

  • Respect des conditions de travail décrites dans l’OIT (Organisation Internationale du  Travail) : travail forcé, travail des enfants, durées du travail, liberté d’association…,
  • Santé et de prévention des risques,
  • Protection de l’environnement, et prévention des risques

Soyez curieux et lisez les, c’est un bon signe envoyé des organisations lorsqu’elles les publient.

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Le pacte mondial, mieux le connaître

Le Global Compact, ou Pacte Mondial est un pacte crée par l’Organisation des Nations Unies et qui a pour but l’engagement et la promotion de principes dix principes universels concernant les droits de l’homme, les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption.

Les principes qui sont directement en lien avec les organisations achats, ou tout simplement les dépenses de l’entreprise sont :

  • Veiller à ce que les entreprises ne se rendent pas complices de violations des droits de l’Homme
  • L’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire
  • L’abolition effective du travail des enfants
  • L’application d’une approche de précaution face aux problèmes touchant      l’environnement
  • Entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement
  • Les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin

Actuellement, seules une dizaine d’entreprises à Luxembourg ont signé le pacte. La démarche est simple, et fort bien décrit sur le site officiel :  http://www.un.org/fr/globalcompact/

Les conséquences sont la publication des engagements pris et leurs moyens de mesure interne. Les sociétés ont deux ans pour envoyer les engagements pris,  à défaut elles sont pointées du doigt par l’organisation. La liste des entreprises ayant signé le pacte est publique et disponible sur le site du global compact à cette adresse : http://www.unglobalcompact.org/participants/search

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Marché du carbone

Les émissions de carbone (CO2) sont un des enjeux clé du processus de Kyoto. La réduction des gaz à effet de serre (GES) dont le CO2 fait l’objet de toutes les attentions, et un marché du carbone s’est créée afin de proposer des échanges d’unité d’émission. Une bourse d’échange BlueNext a ainsi été créée, et les tonnes de carbone s’y échange comme n’importe quel actif financier. Les cours varient assez peu, autour de 13 à15 €/tonne. Dans le système européen d’échange de quotas, seules les installations industrielles d’une capacité de 20 MW ou plus sont concernées par ces quotas. Plus de 11 000 entreprises européennes, responsables de 50% des émissions de CO2 de l’UE, y sont soumises. De nouvelles entreprises commencent à y faire leur apparition, comme Lufthansa, qui devance ainsi leurs futures obligations prévues par l’union européenne en 2012. Lufthansa, qui a emit 26.6 million de tonnes de CO2 en 2010, estime qu’ils devront payer un quart des 1.4 milliard de dollard que l’ensemble de l’industrie aérienne devra payer. Le prix des billets devraient s’en ressentir directement, meme si dans le même temps les entreprises devront chercher à limiter leurs émissions.

Les compensations volontaires carbones proposées par les organismes comme MyClimate, ou ActionCarbone.org ne suivent quant à elles aucun marché, le prix de la tonne est librement fixé, et sensiblement plus cher que le cours réglementé (souvent autour de 20 €/t). Comme toute offre récente, elle doit s’organiser et mériterait un peu plus de transparence notamment sur le choix des programmes (souvent dédiés à la reforestation) et leur financement réel.

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